Lien
©Fred Romero

L’accord institutionnel UE-Suisse est une aberration

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Lien
©Fred Romero

Il est consternant de voir passer un tel accord au moment même où nous votons le rapport de la Commission « TAX3 » sur la fraude, l’évasion fiscale et la criminalité financière. En effet, cet accord étend les « quatre libertés de l’Union européenne » (circulation sans entraves des personnes, des biens, des services et … des capitaux) à la Suisse, alors que ce pays est sur la « liste grise » des paradis fiscaux établie par le Conseil ! La persévérance dans l’incohérence est devenue une marque de fabrique de l’Union européenne.

Mais ce texte est aussi régressif pour les Suisses eux-mêmes. Il prévoit en effet la suppression des aides d’État aux entreprises et aux industries, la normalisation du travail détaché et « l’adaptation dynamique » (c’est-à-dire la soumission) du droit suisse à la jurisprudence de la CJUE. Je ne souhaite pas qu’on étende à des pays supplémentaires l’ordolibéralisme qui sévit dans l’Union européenne.

Je suis fermement opposé à cet accroissement de la concurrence, notamment avec un voisin qui vampirise nos ressources financières. J’ai donc évidemment voté contre ce texte qui représente une menace économique, sociale et fiscale.

mes derniers articles

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.