Goodyear. Réaction d'Emmanuel Maurel

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39985.HRPour le député européen PS “il est navrant de voir que le gouvernement contribue finalement à ce climat de violence sociale, via la loi Macron avec la levée du délit d’entrave au fonctionnement des instances représentatives du personnel dans les entreprises.”

«La décision concernant les Goodyear ressemble à ce qu’on appelait, il y a quelques années, la justice de classe. C’est un conflit social classique, violent, dû à des politiques inacceptables de la direction de l’entreprise et on aboutit à de la prison ferme pour ces salariés qui se battaient pour leur emploi. Je trouve cela insupportable. D’autant que, dans le même temps, les responsables de la crise financière, les boursicoteurs, les spécialistes de l’évasion fiscale, eux, ne sont jamais condamnés à de la prison, même avec sursis. Le deux poids, deux mesures existe dans les affaires économiques et financières. Les décisions de justice ne se prennent pas indépendamment du contexte des faits incriminés. Dans le cas de Goodyear, il est quand même assez facile de comprendre les réactions d’exaspération et de colère compte tenu du climat social dans l’entreprise et des décisions très lourdes de conséquences pour les salariés et leurs familles qui ont été prises à ce moment-là. C’est pour cette raison que je ne comprends toujours pas pourquoi on aboutit à une peine de prison ferme. On ne peut pas demander par principe la relaxe. Mais, ce qui est sûr, c’est que ce qui est le plus grave dans notre pays, c’est la violence sociale. On observe, ces dernières années, un durcissement de la justice par rapport aux mouvements sociaux. Et il est navrant de voir que le gouvernement contribue finalement à ce climat, via la loi Macron avec la levée du délit d’entrave au fonctionnement des instances représentatives du personnel dans les entreprises. On préconise le dialogue social mais on n’en donne pas vraiment de preuve. La plupart des spécialistes du droit du travail expliquent d’ailleurs qu’il devient beaucoup plus dur de défendre les salariés, notamment dans le cadre de procédures de licenciement, que ça ne l’était naguère. »

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