Accord de libre-échange avec la Tunisie: « le lancement des négociations doit être un signal politique fort »

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Maurel_Tunisie“ Merci monsieur le président.

Monsieur l’ambassadeur, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas seulement d’un accord de libre-échange dont nous discutons. La dimension politique est évidente, et elle l’est encore plus que dans d’autres accords de libre-échange.

Pour nous, Européens, cet accord est un moyen de rappeler le soutien inconditionnel de l’Europe à la Tunisie, à son développement et à ses efforts d’approfondissement démocratique. De ce point de vue, il existe une sorte d’impératif catégorique à réussir cette négociation: le lancement de cette négociation doit être à la fois un signal politique fort et un signal aux investisseurs.

Vous l’avez dit, Monsieur l’ambassadeur, un accord de libre-échange c’est toujours une chance et des risques. Pour la Tunisie, comme pour l’Europe, il faut que ce soit le plus de chances possible et le moins de risques possible. Je pense qu’il est absolument possible d’aboutir à un tel résultat, pourvu que l’on – et là, je m’adresse principalement à la Commission – tire les leçons des précédentes expériences.

Je pense par exemple qu’il serait bon, sur un certain nombre de sujets et même s’il faut aller vite, que nous ayons des études d’impact très concrètes. Nous avons parlé du marché de l’huile d’olive, mais cela doit aussi concerner les services, les marchés publics… Des documents d’évaluation nous permettraient d’appréhender les négociations avec plus de sérénité.

Le deuxième pilier fondamental sur lequel il faut insister, c’est l’implication de la société civile tunisienne et européenne dans la négociation de ce type d’accords. Le mot employé par Mme de Sarnez est très juste : « innovation ».  

Il serait judicieux que nous puissions, pour une fois, faire de la négociation d’un tel accord un processus d’innovation politique. Cela montrerait qu’il existe, au-delà de cet accord de libre-échange, une portée politique. Cela nous permettrait d’approfondir l’intégration économique de la Tunisie, tout en respectant le développement durable que l’Union européenne soutient avec force ».

 

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