Jeudi 28 novembre, le Parlement européen a adopté une résolution sur la situation des libertés en Algérie. Dans le texte publié sur son site, l’institution « condamne vivement l’arrestation arbitraire et illégale, la détention, les intimidations et les attaques de journalistes, de syndicalistes, d’avocats, d’étudiants, de défenseurs des droits de l’homme et de la société civile ainsi que de tous les manifestants pacifiques qui participent aux manifestations pacifiques du Hirak ».

Retrouvez ci-dessous l’explication de vote d’Emmanuel Maurel :

Je soutiens l’esprit de cette résolution mais je regrette ardemment que celle-ci intervienne si tard, le mouvement puissant de février aurait eu besoin de notre soutien. Le groupe de la Gauche unitaire européenne n’a pas attendu l’inquiétude des timorés pour être aux côtés des démocrates algériens.

Nous devons cependant nous inquiéter de l’instrumentalisation, dans un contexte électoral aussi contestable que contesté, de ce texte par le pouvoir en place pour dépeindre les manifestants en agents de l’étranger. Car ce n’est pas de l’ingérence, c’est un soutien inébranlable au peuple algérien, à une jeunesse avide de justice, de dignité et de liberté.