Affaire du miel frelaté : pour la Commission européenne, informer les consommateurs, c’est « aller trop loin » !

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En s’opposant à une mesure de bon sens simplement destinée à offrir une information complète sur l’origine des miels achetés, la Commission européenne délaisse la protection du consommateur et perpétue un système d’étiquetage favorisant les tricheurs.

Communiqué

Le marché du miel n’est pas anecdotique dans l’Union européenne. Il représente plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais la mondialisation des échanges commerciaux a gravement affecté ce secteur, vital pour notre agriculture : de nos jours, 80% du miel consommé en Europe est importé, principalement de Chine. Pire : ces miels importés sont souvent « allongés » de sucre de riz ou de maïs !

Les autorités publiques ne pouvaient pas ignorer ces dérives, a fortiori dans un contexte où les consommateurs se préoccupent de la provenance des produits et exigent un maximum de traçabilité. De nouvelles règles d’étiquetage du miel, affichant plus précisément sa composition, avaient été initiées par les gouvernements français, espagnol et portugais ; et soumises pour approbation à la Commission européenne.

Mais cette dernière a estimé ce jour que ces nouvelles règles, visant notamment à prévenir le consommateur de l’origine extra-européenne des teneurs de miel d’au moins 20%, vont « trop loin ». Elle a donc sciemment, et en toute connaissance de cause, verrouillé un dispositif d’étiquetage obsolete, qui favorise de facto la tromperie sur la qualité d’une marchandise !

Les Etats-membres et le Parlement européen doivent réagir au plus vite à ce mauvais coup porté par la Commission européenne au consommateur, qu’elle est pourtant censée protéger.

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