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Le rapport d’initiative présenté au Parlement européen contenait quelques éléments positifs, comme l’appel à plus de multilatéralisme en faveur des pays en développement, le renforcement de la transparence dans les négociations commerciales ou la prise en compte des objectifs de développement durable.

Mais ce texte contenait de trop nombreuses lignes rouges, qui m’ont conduit à voter contre. En premier lieu, le libre-échange y fait toujours l’objet d’un véritable culte, sans la moindre distance critique. Quel que soit le problème, la situation et surtout les enseignements de l’expérience, le « doux commerce » demeure aux yeux des rédacteurs la solution à tout. Peu importe que l’extension du libre-échange ait conduit à des dévastations industrielles et environnementales : il faut toujours plus de libre-échange, y compris maintenant dans le domaine des services. Un soutien au projet de traité TiSA a en effet été inséré dans le texte : rien, pas même l’éducation ou la santé, ne pourra se soustraire à l’empire de la marchandise.

Le texte ne se soucie guère du rapport de plus en plus critique, voire conflictuel des populations à la mondialisation. Indifférent au réel, il répète ses mantras. Il est grand temps que cesse cette dévotion aussi béate qu’irresponsable.