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 Le rapport de Markus Pieper sur la préservation de la concurrence dans le domaine du transport aérien nous offre une vision dépassée de la stratégie de l’aviation européenne. En effet, il promeut un nouveau retrait de la puissance publique dans la régulation du secteur, sans en relever les dysfonctionnements, qui résultent de la lutte pour les parts de marché. On sait pourtant que ces dérégulations ont conduit à la privatisation de nombreux transporteurs, à des milliers de suppressions d’emplois, au détriment de la qualité du service aux usagers.

La seule préoccupation de ce rapport est de limiter au maximum les subventions et les aides d’État, alors que la structure du marché de l’aviation peut rendre nécessaire une politique publique active pour peser dans la mondialisation. Enfin, ce rapport est indifférent aux conditions de travail de plus en plus dures dans le secteur aérien, attestées par de nombreuses grèves et mouvements sociaux, qui résultent précisément de méthodes de management obsédées par la réduction des coûts, y compris en matière de sécurité. J’ai naturellement voté contre ce rapport.