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©Bernard Spragg

L’accord de partenariat économique avec le Japon, aussi appelé JEFTA, est le dernier d’une longue série de traités qui accroissent le libre-échange et mettent en danger notre écosystème. Qu’a-t-on besoin d’accroitre les échanges commerciaux avec des puissances qui se trouvent à plus de 10 000 km quand on sait que les pollutions produites par le transport maritime représentent plus de 4% des émissions totales de gaz à effet de serre ?

Non seulement ce traité n’est pas à la hauteur du défi écologique et des engagements de l’accord de Paris (COP21), mais il est lié à un accord d’investissement qui devrait contenir des éléments qui remettent en cause la souveraineté des États, dont une fameuse cour d’arbitrage des différends entre États et investisseurs. Cette cour privée permettrait aux grandes entreprises de mettre en procès des États si elles jugent que leur politique lèse leurs intérêts commerciaux au regard des dispositions des accords commerciaux et des accords d’investissement mis en place. C’est un scandale antidémocratique.

Il m’était impossible, dans ces conditions, de voter en faveur d’un tel traité. Je m’y oppose rigoureusement. C’est pourquoi j’ai voté contre.