« Soyons socialistes, soutenons Syriza »

Retrouvez un article de Politis qui revient sur mon intervention lors du congrès du PS à Poitiers.

Em_PolitisLe député européen a réveillé la salle en deuxième journée du congrès du PS avec une intervention très critique conclue sur un appel à soutenir « le peuple grec qui lutte pour sa liberté ».

Il aura été le seul à le dire aussi nettement. Samedi après-midi, il est déjà bien tard quand Emmanuel Maurel dit son refus de voir le congrès de Poitiers se terminer « sans un mot, une déclaration de solidarité par rapport au peuple grec durement éprouvé par des politiques d’austérité et qui souffre dans sa chair, rançonné par le FMI et la Troïka ».

La veille, les congressistes avaient discuté d’une résolution sur l’Europe si insipide qu’elle ne comportait qu’une vague allusion à la Grèce. Et Georges Papandreou, l’ancien Premier ministre grec et à ce titre l’un des principaux responsables de la « situation terrible et inacceptable » faite aux Grecs, figuraient parmi les invités d’honneur d’un dîner de gala organisé à la mairie de Poitiers. Le (toujours) président l’Internationale socialiste s’en était même vanté sur son compte Twitter…

Le député européen a réveillé la salle en deuxième journée du congrès du PS avec une intervention très critique conclue sur un appel à soutenir « le peuple grec qui lutte pour sa liberté ».

Il aura été le seul à le dire aussi nettement. Samedi après-midi, il est déjà bien tard quand Emmanuel Maurel dit son refus de voir le congrès de Poitiers se terminer « sans un mot, une déclaration de solidarité par rapport au peuple grec durement éprouvé par des politiques d’austérité et qui souffre dans sa chair, rançonné par le FMI et la Troïka ».

La veille, les congressistes avaient discuté d’une résolution sur l’Europe si insipide qu’elle ne comportait qu’une vague allusion à la Grèce. Et Georges Papandreou, l’ancien Premier ministre grec et à ce titre l’un des principaux responsables de la « situation terrible et inacceptable » faite aux Grecs, figuraient parmi les invités d’honneur d’un dîner de gala organisé à la mairie de Poitiers. Le (toujours) président l’Internationale socialiste s’en était même vanté sur son compte Twitter…

C’est donc sous un tonnerre d’applaudissements, qui claquent comme autant de défis à Solférino et au gouvernement, qu’Emmanuel Maurel lance à la fin de son intervention : « Soyons socialiste, soutenons Syriza, soutenons les Grecs qui luttent pour leur liberté. »

Le 77eme congrès du PS ronronnait avant que l’ancien candidat de l’aile gauche au congrès de Toulouse (novembre 2012) monte à la tribune. A midi, Manuel Valls avait lu pendant 54 minutes un discours évitant soigneusement les sujets qui fâchent. Ignorant aussi la désaffection des électeurs. Son oraison s’était achevée par une Marseillaise au garde-à-vous. Après la pause déjeuner, les orateurs des différentes motions avaient repris leur ballet avec 1h15 de retard sur l’horaire prévu, mais parvenir à arracher plus quelques mouvements d’une salle qui se vidait progressivement. Et c’est à 17h30 passé qu’Emmanuel Maurel croisait sur scène François Rebsamen.

D’un ton posé mais ferme, Emmanuel Maurel note que le congrès manque complètement « les urgences » économique et sociale, politique et démocratique. Il ironise sur ceux qui depuis le début du congrès relativisent les quatre défaites électorales successives « en disant à chaque fois que c’est mieux que si c’était pire ». Il dit son désaccord avec « ceux qui disent que le cap est bon, le problème c’est que les Français ne voient pas les résultats ».

Surtout, seul de tous les orateurs, il s’étonne de n’entendre discuter que réforme fiscale et non du niveau des salaires, un vrai « problème » : « Oui il faut agir sur les salaires, agir sur le Smic, lever le gel du point d’indice sur les salaires des fonctionnaires, qui ne sont pas des nantis. » Il ironise encore sur un passage du discours du Premier ministre, allant jusqu’à pointer le double discours de la direction du PS :

« Manuel Valls a dit être très attentif à ce que disent les socialistes. Ben franchement, ça ne se voit pas ! Il y a les déclarations et les actes. Je peux faire la liste point par point des déclarations ministérielles qui contredisent les textes du parti à commencer par ceux de la majorité. Et je peux aussi faire la liste de ce que nous disons chaleureusement et avec fougue à la tribune et de ce que nous faisons après soit à l’Assemblée soit au cœur de l’exécutif qui contredit radicalement ce que nous disons. Cette distorsion spectaculaire entre le dire et le faire contribue largement à la crise de la politique et ce double langage nuit terriblement à notre crédibilité. »

Le diagnostic n’est pas contestable.

Retrouvez l’article sur le site de Politis

Retrouvez la vidéo de mon intervention.

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